Télébalivernes
Les mots télévisés perdent leur sens


Vous écoutez les textes des informations de la télévision ? Une ritournelle de mots fourre-tout mis bout à bout, des mots détournés de leur sens – ou employés à contresens. J’en ai relevé cinq groupes ; chacun d’entre eux est un petit bijou de niaiserie et d’inculture : la température qui est ni basse ni haute mais « froide », l’attentat qui est « inhumain » (ce qui laisse supposer qu’il y a des attentats « humains »), le quartier (ou la ville, le bourg, … ) qui est forcément « sous le choc », les prix qui sont « chers » au lieu d’être élevés, les victimes « innocentes » - parce qu’il y a des victimes coupables… Ces approximations de langage valaient bien une petite série de timbres, dans un pays où un ministre a dit à propos de la mort de l’Abbé Pierre que « la France a le cœur en berne »…